3.000 décès supplémentaires liés à la chaleur cet été, la présidente des CPAS de Wallonie évoque « un lien avec la qualité du logement »
Publié le 03 septembre à 13h56
Ajoutez-nous à vos favoris Google Les fortes chaleurs de l’été ont provoqué une surmortalité exceptionnelle en Belgique. Les personnes âgées ont été les plus touchées, mais les moins de 65 ans n’ont pas été épargnés. Dorothée Klein, la présidente de la Fédération des CPAS de Wallonie s’est exprimé au micro de Cathline Delvaux.Les vagues de chaleur subies cet été en Belgique se sont révélées particulièrement meurtrières. Au total, elles ont provoqué près de 3.000 décès supplémentaires par rapport à un été considéré comme normal. Ce bilan illustre l’ampleur d’un épisode marqué à la fois par des températures très élevées, une durée prolongée et une pollution importante à l’ozone, trois facteurs mis en avant pour expliquer cette surmortalité.
Selon les constats relayés à partir des données de Sciensano, le 27 juin a été la journée la plus meurtrière de l’été. Cette date apparaît comme le pic de l’épisode caniculaire. La Wallonie a, elle aussi, été particulièrement touchée, avec une exposition plus forte de certains publics déjà fragilisés par leur état de santé ou leurs conditions de vie.
La hausse de la mortalité a principalement concerné les personnes âgées, traditionnellement les plus vulnérables lors des fortes chaleurs. Mais l’un des enseignements majeurs de cet été est que les moins de 65 ans ont également été touchés. Il s’agit souvent de personnes souffrant déjà de comorbidités, dont l’état a pu se dégrader davantage sous l’effet de la chaleur persistante.
Des personnes isolées
La qualité du logement joue un rôle majeur dans ces décès liés à la chaleur. Dorothée Klein, présidente de la fédération des CPAS de Wallonie s’exprime sur le sujet. « C’est sûr que les personnes les plus âgées sont fragiles. Il y a sans doute un lien aussi avec la qualité du logement, des logements qui sont plus chauds, où il n’y a pas de climatisation. »
Elle évoque également la qualité de vie qui est un autre facteur important. « Effectivement, c’est sans doute un lien avec le niveau de vie de la personne aussi. On voit qu’effectivement la plupart des gens sont morts à l’hôpital mais effectivement ce qui nous préoccupe, c’est plus ou moins le quart des personnes qui sont décédées chez elles, sans doute seules. C’est ça qui motive aussi notre mobilisation et notre volonté d’aller aussi à leur rencontre », achève la présidente.
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