20 % d’étudiants français dans l’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles : « Ils sont les bienvenus mais… »
Publié le 15 septembre à 08h23
Ajoutez-nous à vos favoris Google Élisabeth Degryse veut repenser le financement des études des quelque 20 % d’étudiants français inscrits en Fédération Wallonie-Bruxelles, dont le coût est estimé à 150 millions d’euros par an.Ils sont nombreux à choisir la Fédération Wallonie-Bruxelles pour leurs études, mais leur présence représente aussi une facture importante. Le coût des étudiants français est estimé à 150 millions d’euros par an. Face à cette situation, Élisabeth Degryse, invitée de Martin Buxant à 7h40 sur bel RTL, veut trouver une nouvelle manière de financer leur accueil.
Jusqu’à 75 % d’étudiants français dans certains établissements
Environ 20 % des étudiants sont de nationalité française et, dans certains établissements, leur proportion peut atteindre 75 %. Une attractivité que la ministre-présidente et ministre de l’Enseignement supérieur ne remet pas en cause.
« Ils sont évidemment les bienvenus. Soyons clairs. L’internationalisation de notre enseignement, c’est important », insiste Élisabeth Degryse. Elle ajoute immédiatement : « Mais c’est un coût important pour la Fédération Wallonie-Bruxelles. »
« Il faut mettre en place un mécanisme de compensation »
Pour alléger cette facture, la ministre-présidente réclame d’abord une réponse européenne : « Il faut mettre en place un mécanisme de compensation. »
Mais elle avance également une autre piste : un « droit à l’inscription », comparable à un « sac à dos » financier accordé aux résidents de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cette enveloppe pourrait servir à financer leurs études, qu’ils choisissent d’étudier ici ou à l’étranger.
« Faire contribuer ceux qui ne sont pas résidents »
L’objectif est clairement assumé par Élisabeth Degryse : « Ce serait à terme une manière de faire contribuer ceux qui ne sont pas résidents. »
« On donne donc une enveloppe aux Belges et pas aux Français, c’est ça ? », lui demande alors Martin Buxant. « Voilà », répond la ministre-présidente, avant de préciser qu’il s’agit bien d’une distinction fondée sur la résidence.
Une piste qui pourrait donc changer la manière dont sont financées les études des milliers de Français inscrits en Fédération Wallonie-Bruxelles.
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