110.000 manifestants attendus, des personnalités politiques de gauche annoncées, appel au calme du président... À quoi s'attendre pour la journée de mobilisation du 17-Octobre

110.000 manifestants attendus, des personnalités politiques de gauche annoncées, appel au calme du président... À quoi s'attendre pour la journée de mobilisation du 17-Octobre

Publié hier à 20h56

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110.000 manifestants sont attendus ce samedi 17 octobre à l'occasion d'une journée de mobilisation inédite réunissant lycéens, étudiants, anciens gilets jaunes, militants du climat et même agriculteurs.

Extrême vigilance ce samedi 17 octobre. Lycéens, étudiants, anciens gilets jaunes, militants du climat et même agriculteurs ont promis d'unir leurs "colères" à travers la France pour une journée de mobilisation aux contours encore incertains, à six mois de la présidentielle.

• Jusqu'à 110.000 manifestants attendus, 500 actions "envisagées"

Entre 60.000 et 110.000 manifestants - lycéens, étudiants, gilets jaunes, militants du climat et syndicalistes - sont attendus par les autorités samedi.

Dans toute la France, environ 500 actions sont "envisagées" et plus de 90 manifestations sont "en cours de structuration", selon l'entourage du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, qui anticipe des "débordements", prévenant que "les actions de blocage sur des axes structurants et des équipements majeurs, importants, essentiels, ne seront pas tolérées."

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• Mésententes sur l'itinéraire du cortège parisien

Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a pris vendredi des arrêtés d'interdiction de manifester samedi dans plusieurs secteurs stratégiques de la capitale, autour de l'Élysée, de Matignon et incluant les Champs-Élysées.

Dans le cadre de cette journée de mobilisation associant gilets jaunes, étudiants et lycéens, les rassemblements et cortèges qui n'auront pas été déclarés seront interdits de 7h à 22h, selon la préfecture de police.

Tous les soirs dans Le Titre à la Une, découvrez ce qui se cache derrière les gros titres. Zacharie Legros vous raconte une histoire, un récit de vie, avec aussi le témoignage intime de celles et ceux qui font l'actualité.

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Concernant l'itinéraire déclaré par Interfac IDF qui prévoyait initialement une arrivée sur la place de la Concorde, la préfecture de police a jugé que ce n'était "pas acceptable" et a proposé un parcours alternatif, de la place de la République à la place de Clichy, qui a été refusé vendredi soir par ce collectif.

S'agissant du second cortège d'ampleur comprenant des gilets jaunes et l'intersyndicale, dont le trajet initial avait été également rejeté par la préfecture du police, le préfet de police a fixé comme itinéraire alternatif place de la République jusqu'à la place de Clichy.

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Aux termes des arrêtés, tous les rassemblements qui pourraient avoir lieu samedi sur l'avenue des Champs- Élysées, la place de la Concorde, la place de la Bourse, la place du Châtelet, le secteur Châtelet-Les Halles, la place de la Bastille, la place d'Italie et leurs abords ainsi que ceux aux abords de l'Elysée, du ministère de l'Intérieur, de Matignon, de l'Assemblée nationale, du Sénat, du palais de justice, de la préfecture de police, de l'hôtel de ville et des gares parisiennes sont interdits.

Les contrevenants seront verbalisés à hauteur de 135 euros, a prévenu la préfecture de police, en soulignant que les arrêtés d'interdiction proposent des itinéraires alternatifs correspondant mieux aux "impératifs de sécurité".

• Retour des grenades assourdissantes

Alors que l'exécutif s'attend à une "mobilisation assez importante", le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé que l'usage des grenades assourdissantes sera autorisé en cas de "violences urbaines", alors que l'un de ces types de grenade est actuellement suspendu dans le cadre du mouvement lycéen à la suite du drame à Lens, où un lycéen a eu la main arrachée après avoir été en contact avec une grenade assourdissante.

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• Présence annoncée de personnalités de gauche

La présence de plusieurs responsables politiques est annoncée dans des cortèges partout en France. Jean-Luc Mélenchon, le candidat de La France insoumise à l'élection présidentielle a donné rendez-vous aux manifestants sur la place de la République à Paris. Il y sera accompagné de Mathilde Panot, Clémence Guetté, Manon Aubry, Louis Boyard, Antoine Léaument et de Bally Bagayoko.

Marine Tondelier, présidente des Écologistes et candidate à l'élection présidentielle sera également présente dans le cortège à Paris.

Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste est attendu dans une manifestation en Seine-et-Marne, le département où il est élu.

Le premier secrétaire du Parti communiste français, Fabien Roussel, participe à une manifestation à Valenciennes sur la place d'Armes à 10 heures. Enfin, François Ruffin se joindra à un cortège à la maison de la Culture à Amiens vers 14 heures.

• Vigilance du gouvernement et appel au calme du président

Depuis Bruxelles, le président Emmanuel Macron a pour sa part appelé "au calme". Le Premier ministre Sébastien Lecornu a jugé jeudi que le mouvement s'était transformé en "un mouvement de violences urbaines". Signe de la vigilance du gouvernement, Sébastien Lecornu a convoqué une cellule interministérielle de crise (CIC).

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